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Archives pour octobre 2011

RETOMBER EN ENFANCE, TOUT UN PROGRAMME

 

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J’ai croisé cette semaine dans ma rue, un vieux monsieur que je croise d’ailleurs souvent. En général, quand j’arrive à sa hauteur, il est assis sur le rebord de la clôture installée juste derrière l’arrêt du bus qui tarde à venir. L’hiver, il porte un pardessus sombre et un chapeau d’un autre âge, l’été un short de toile claire et des chaussures de marche égayées par des chaussettes de laine tombées en tire-bouchon sur ses chevilles fines, un chapeau à larges bords… Sa stature est petite, ses pas sont mal assurés, il marche courbé sur le trottoir mais sans canne comme s’il résistait au poids du temps et qu’il en faisait une fierté, son regard est lointain, c’est sans doute parce qu’il ne voit pas très clair, il porte d’ailleurs des lunettes à verres épais qui cachent la couleur de ses yeux. Quelquefois, j’ai la chance de l’apercevoir avec sa femme, petite elle aussi, courbée elle aussi, elle porte un foulard qui cache la couleur de ses cheveux que j’imagine tout blancs, ensemble ils attendent le bus qui les emmènera au centre-ville pour le marché ou une visite chez le médecin.

C’est toujours avec tendresse et une certaine admiration que je les observe du coin de l’oeil, furtivement, en passant avec ma voiture. Ils m’attendrissent, c’est vrai, avec leur apparence fragile qui contraste avec la force du couple qu’il représente, ensemble, contre vents et marées,  depuis combien d’années ? Ils ont dépassé, me semble-t’ il,  largement les 85 ans, mon esprit vagabonde, j’imagine leurs prénoms, Pierre pour lui et Louise pour elle, le métier qu’ils faisaient, l’histoire de leur vie, le nombre d’enfants qu’ils ont eu ensemble et je ne peux m’empêcher de penser qu’ils ont de la chance d’être ensemble, de traverser la vie main dans la main en sachant que leurs meilleures années sont derrière eux et qu’il en reste peu sans doute à partager. A cet âge, on vit au jour le jour, on prend tout son temps, avec des gestes plus lents, au nôtre on nous conseille de les ralentir pour accéder au bien-être et économiser notre énergie, au leur les gestes se ralentissent tout seuls sans qu’on ait besoin d’agir sur, on a une mémoire qui flanche un peu, des douleurs qui s’installent, passent et reviennent comme des souvenirs douloureux et puis souvent on se sent bien seul.

C’est aux jeunes enfants qu’ils ont été, que je pense bizarrement, en les apercevant, lui en short avec les genoux écorchés, et elle en robe à fleurs avec un joli sourire, des nattes qui sautillent et un regard pétillant…devant mes yeux, défilent des images de cour d’école bruyante.

Il faudrait que je m’arrête pour leur parler, peut-être m’apprendraient-ils qu’ils se sont rencontrés dans la cour de récréation, que je prenne le temps d’échanger quelques paroles avec eux, de leur dire qu’ils ne sont pas seuls au monde, que j’aime à les regarder ensemble quand je passe dans la rue, toutes ces petites choses, ces petits mots qu’on ne prend jamais le temps de faire, de dire, par pudeur parfois, par manque de spontanéité souvent.

Tristan Bernard disait :« je ne retomberai jamais en enfance, j’y suis toujours resté »... Mon petit doigt me dit que nous aurions  intérêt à retrouver le chemin de l’enfance quand il s’agit de s’adresser spontanément aux gens que nous croisons, dire les choses comme nous les ressentons, sans penser au jugement, au regard qui nous sera renvoyé, spontanément, avec autant d’innocence que possible, comme les enfants que nous étions.

Il m’est arrivé quelquefois, d’apprendre la disparition d’une personne de mon entourage, à qui je devais écrire, à qui je devais rendre visite, un jour quand j’aurai le temps… Cette personne a disparu et je n’oublie pas le sentiment très pesant qui m’a gagné alors, ce sentiment de « trop tard » irréparable donc infiniment douloureux. Cela s’est joué parfois, à quelques jours, quelques heures, je me disais alors que je ne referai pas cette bêtise qui consiste à remettre à plus tard, ce que j’ai envie de faire maintenant. Pourtant, emportée moi aussi par le tourbillon de la vie, je recommence à différer, à suspendre, à programmer pour plus tard.

Nous avons tous, je crois, intérêt  à retomber en enfance,  avant que l’âge ne nous y invite sans prévenir et nous l’impose. Sourire et rire pour un rien, goûter le chocolat avec le doigt, faire des bêtises, sauter de joie, avoir des larmes de crocodile…

Retomber en enfance, c’est tout un programme… mais un programme qui promet de la bonne humeur, de l’innocence et des sourires à foison. Il me semble par ailleurs que si nous acceptions de voir derrière les vieilles personnes que nous croisons, les enfants qu’ils ont été en leur temps, nous les regarderions avec un regard différent, plus tendre, plus indulgent.

Félix Leclerc écrivait : « Lentement, discrètement, papa nous préparait un héritage, il nous glissait ce qui est mieux que l’argent : du courage, des provisions de courage pour l’avenir car il savait que dans le labeur, après l’enfance, une bête cruelle et compliquée tapie hypocritement, fait le guet ».

La prochaine fois que je croise Louise et Pierre, promis, juré,  je m’arrête…

MABULLEREFLEXO SOUFFLE SA PREMIERE BOUGIE

Aujourd’hui,

14 octobre 2011,

mabullereflexo souffle sa première bougie !!!

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Sur le calendrier, il y a un cortège de fêtes officielles et traditionnelles, religieuses ou pas,  intimes ou moins intimes, bruyantes ou moins bruyantes : fête de la musique, Chandeleur, Noël,Toussaint, fête des mères, fête des pères, fête des grands-mères, fête des voisins…

il y a aussi les fêtes que l’on invente, les anniversaires, les réussites aux examens, le beaujolais nouveau, les baptêmes, les mariages, les crémaillères, le 14 juillet, le 31 décembre que l’on partage avec ceux qui nous sont chers…

Se retrouver, fêter ensemble un évènement, la fête est ce que l’on a trouvé de mieux pour stopper un peu la course du temps, pour adresser un pied de nez au quotidien et le rendre plus gai. Sur le chemin de la vie, la fête est une jolie manière de cultiver ensemble l’idée que des petites bulles de gaieté partagée ou de franche rigolade, peuvent nous redonner de l’énergie et ponctuer joliment le cours de l’année en nous extrayant pour un temps de nos préoccupations.


Ce soir, c’est avec vous mes clients et clientes, les fidèles visiteurs de mon blog que je fais la fête par la pensée.

 Sur le chemin de ma vie, je fais chaque jour grâce à vous, de belles rencontres, toutes différentes, toutes enrichissantes. Elles sont aussi un peu magiques ; en effet, lorsque je vous regarde quitter la séance plus souriant et plus détendu qu’en y arrivant, je sais que l’énergie a circulé comme il faut entre vous et moi et que ce nouvel équilibre que la réflexologie vous a procuré, vous aidera à aborder plus sereinement les jours qui vont suivre.

Merci à toutes et tous.

Prenez soin de vous.


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