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Archives pour septembre 2014

Changer d’alimentation : les conseils du Pr Joyeux

Alimentation : les conseils du Pr Joyeux

rédigé le 25 février 2014 à 18h10

Dominique Vialard avec l’aimable participation du Pr Joyeux et de son épouse

  • Alimentation : les conseils du Pr Joyeux

C’est clair maintenant, les « alimenteurs » sévissent à tous les étages. Pourtant, il faut bien manger ! « Bien » dans le sens où le plaisir de manger doit rester intact et ne pas nous rendre dingue. « Bien » dans le sens où l’alimentation est l’un des meilleurs moyens de prévention du cancer et des maladies de civilisation. On estime en effet que 50% des cancers sont liés à de mauvaises habitudes alimentaires. C’est un minimum sachant que c’est l’Académie de Médecine qui le dit… La place centrale de notre rapport à l’alimentation dans le développement des cancers ne fait aucun doute. C’est ce que martèlent depuis des années quelques experts indépendants comme le Pr Henri Joyeux. Ce cancérologue est le pionnier de la prévention primaire par l’alimentation.

Professeur de cancérologie et de chirurgie digestive à la Faculté de Médecine de Montpellier, Henri Joyeux est l’un des meilleurs spécialistes français en nutrition, alimentation et cancer. Il aime à citer Jean Rostand. C’est sa façon à lui de traduire le premier précepte hippocratique.

Dans sa préface de « L’alimentation ou la troisième médecine », oeuvre maintes fois rééditée de son ami Jean Seignalet, il rappelle cette évidence : « c’est la nutrition qui fait l’unité du corps humain cohérent ». Nous sommes ce que nous mangeons mais hélas tous les conseils nutritionnels ne vont plus dans le même sens, d’où l’intérêt de rappeler les fondamentaux.

Les conseils essentiels d’Henri Joyeux pour éloigner le cancer et les maladies chroniques

Nous portons tous en nous des cancers potentiels, explique Henri Joyeux. Des cellules dormantes qui possèdent un potentiel de transformation cancéreuse. Voire de minuscules tumeurs peut-être, tapies, endormies. Alors ne les réveillons pas et ne les stimulons pas par de mauvaises habitudes alimentaires ou des comportements dangereux. Il conseille donc d’éviter autant que possible 3 types de produits :

  • les viandes rouges et les charcuteries,
  • les produits laitiers,
  • le gluten.

1 – La viande doit redevenir un aliment spécial

C’est exactement ce que prône un tout récent rapport des Nations unies pour l’environnement, pour des raisons évidemment écologiques. Mais ce qui vaut pour la planète vaut pour notre écologie personnelle : il nous faut réduire drastiquement notre ration de viande. Cela nous évitera bien des acides gras saturés et des complications. L’idéal est de revenir à l’alimentation des années 50, juste avant que nos habitudes alimentaires ne basculent du végétal à l’animal.Manger de la viande exceptionnellement et de préférence blanche, dans des plats où celle-ci n’est pas l’ingrédient principal. Priorité aux légumineuses (attention au mode de cuisson, qui doit rester léger), avec des petites bouchées de viande. C’est aussi ainsi que l’on se nourrit encore dans les pays les plus démunis et l’on ne s’en porte pas plus mal malgré la pauvreté.

2 – Laissez les produits laitiers aux veaux… Les sécrétions des mamelles de la vache sont bonnes pour le veau. Pour l’enfant, la nature a fait le sein maternel. Retenons que les produits laitiers contiennent trois familles de facteurs de croissance :

  • les EGF : facteurs de croissance épidermique,
  • les TGF : facteurs de croissance de transformation (squelette, articulations, muscles…),
  • les IGF : facteurs de croissance de l’insuline.

Ces trois facteurs de croissance sont dangereux pour l’être humain. Encore une fois, ils sont destinés au veau. Or un veau, un an après sa naissance, pèsera avec ce régime 350 kg quand un petit d’homme atteindra 5 kg… Ces facteurs de croissance ne sont pas détruits par le mode de conservation UHT, l’ultra haute température (consistant à porter le lait à 140° pendant 3 à 4 secondes) et vont attaquer notre foie, notre pancréas, nos muscles… Nos grands-mères faisaient mieux : en faisant bouillir le lait jusqu’à obtenir une crème, elles éliminaient ces facteurs de croissance.

2 – Trois produits laitiers par jour : la voie royale vers la maladie chronique

Se gaver de produits laitiers, c’est donc se gaver d’hormones de croissance inadaptées à notre organisme. Ce n’est pas un hasard si les nouveaux traitements en cancérologie passent pas des thérapies ciblées sur le tissu tumoral, des anti-angiogéniques, autrement dit des anti-facteurs de croissance. A quoi bon consommer ces facteurs de croissance pour se soigner après avec leurs antagonistes ?

Et que penser des recommandations du Programme National Nutrition Santé 2011-2015 qui impose encore 3 produits laitiers par jour pour les enfants comme pour les adultes ?

Pour le calcium ? Les produits laitiers nous en apportent 3 fois trop. Sachant que le calcium n’est absorbé qu’à 35% par notre métabolisme, le reste va aller calcifier notre squelette, nos articulations, irriter notre côlon. Avec arthroses, maladies auto-immunes et cancers à la clé.

Pour le sucre ? Le lactose entraîne de « lactolisme » pour reprendre l’expression d’Henri Joyeux !

3 – Réduire ou supprimer le gluten

En transformant génétiquement notre froment (les épis montaient bien plus haut dans les champs de blé des années 50), l’agriculture intensive nous a exposés à des dangers qui ne cessent de croître. Vous êtes toujours ballonné, vous avez des gaz, une mauvaise excrétion ? Vous êtes plutôt souvent fatigué ? Vous souffrez peut-être de la maladie coeliaque. Facile à déceler soi-même : il suffit de se passer pendant 15 jours :

  • de pain, même complet,
  • de pâtes,
  • de pizzas,
  • de viennoiseries et autres biscuits.

Si au bout de 15 jours les symptômes diminuent ou disparaissent, c’est que l’on est intolérant ou allergique au gluten. Le gluten des produits à base de blé, de maïs, de seigle, d’orge, mais aussi de kamut ou d’épeautre favorise la porosité intestinale. Autrement dit l’intoxication générale de nos organes : les mauvaises molécules comme celles du lait, au lieu d’être évacuées par notre côlon, vont aller réveiller nos cellules à potentiel de cancérogénicité. Et détruire notre système immunitaire, d’où l’explosion des maladies auto-immunes. Attention en particulier au pain moderne qui outre sa pauvreté nutritionnelle nous apporte presque à lui seul la quantité de sel dont notre organisme a besoin au quotidien. Salez vos plats par dessus et on connaît le résultat…

Du bio, de saison. Ça va sans dire… mais ça va mieux en le disant…

Quel que soit son choix alimentaire, le plus important est de manger bio et avec mesure, c’est un préalable. Bio, si l’on peut. Cela a un prix que tout le monde ne peut s’offrir. Mais on peut au moins manger des produits de saison en se rapprochant le plus possible de l’agriculteur-producteur (le premier acteur de santé). Prudence par contre sur les conserves et les surgelés, même bio, vecteurs d’helicobacter pylori (direction l’estomac) ou de bactéries dévastatrices (direction l’intestin et sa flore), inflammatoires et cancérigènes à la longue. A consommer avec modération.

Savoir conserver les aliments et les protéger de l’oxydation

Attention en fait au mode de conservation tout court : si vous achetez du bio et que vous ne savez pas le conserver, cela ne sert à rien. Vous connaissez le danger de certaines bactéries mais peut-être ignorez-vous que les antioxydants mal conservés deviennent pro-oxydants. Je vous renvoie ici à un excellent livre hélas trop peu connu : « L’oxydation des aliments et de la santé »(5). Jean Morelle, qui l’a écrit peu avant sa mort, y explique comment par exemple introduire dans la cuisine certains légumes pour contrecarrer le phénomène d’oxydation du plat… Ce chercheur atypique, biochimiste, a consacré sa vie au stress oxydatif, générateur de bien des maladies.

Les conseils essentiels d’Henri Joyeux pour éloigner le cancer et les maladies chroniques

Voici 12 conseils à suivre (en persévérant !) pour prévenir non seulement les cancers et leurs récidives mais aussi les maladies de civilisation : diabète, surpoids, maladies auto-immunes, des rhumatismes à l’Alzheimer… L’alimentation y tient une place forcément centrale…

1. Faire de l’exercice régulièrement en transpirant pour éliminer les pollutions des pesticides, insecticides… : au moins deux fois 30 mn par semaine. Vous ferez fondre votre gras en excès, perdrez du poids et renforcerez la masse musculaire.

2. Eviter le surpoids excessif : pas plus de 5 kg par rapport à votre poids idéal. Ne suivez aucun régime, mais mangez mieux et meilleur et vous perdrez 1 kg par mois.

3. Si vous voulez avoir des enfants, le mieux est avant 30 ansET si vous avez des enfants, allaitez-les au moins 6 mois. Attention au « Parlodel » destiné à couper la lactation. L’allaitement maternel, c’est l’idéal pour la santé du bébé (point besoin de vaccinations pendant ce temps) et pour la santé des seins de la maman. Pour les hommes soyez des pères modernes, attentifs, capables de cuisiner et de faire le ménage !

4. Si vous voulez fumer, gardez une ou deux cigarettes par jour, pas plus, et évitez le tabagisme passif. Les risques de cancer sont au niveau des voies respiratoires, de la vessie, du cerveau.., des troubles vasculaires, cardiaques, cérébraux, l’Alzheimer et le Parkinson. Le cannabis et les drogues dures, en plus des dégâts pour le cerveau (schizophrénie, névroses, psychoses, dépressions), réduisent les défenses immunitaires et peuvent faire le lit de cancers gravissimes d’évolution très rapide.

5. Buvez au total 3 grands bols par jour : le matin de tisanes de thé, thym, romarin, sauge… et le soir  verveine, camomille, tilleul, achillée millefeuille…  + 3 verres d’eau au repas et un verre (ballon) de bon vin bio à la fin de chaque repas. Ni coca, ni soda, ni Nutella… ils apportent trop de sucres, sources de gras (dans le foie et sous la peau), et ne consommez jamais de faux sucres et de produits light même si vous êtes diabétique. Un à 2 cafés pas plus par jour, avec un carré d’Omegachoco pour votre palais des saveurs.

6. Consommez plus de calcium végétal qu’animal. Et pour le calcium animal, choisissez en priorité les produits laitiers des petits animaux, chèvres et brebis (1 seule portion par jour). Pas de produits laitiers liquides ou semi-liquides, ils contiennent trop de sucres sous forme de lactose dont vous ferez du gras. Mastiquez pour saliver et goûter, vous régalerez votre palais des saveurs.

7. Augmentez la consommation de salades et autres crudités+ 4 à 6 fruits frais par jour, si possible bio et de saison, dont un fruit frais à chaque récré, pour les enfants en âge scolaire. Pas de compotes, elles contiennent trop de sucre et vous ne les mastiquez pas. Le meilleur sucre est le fructose présent dans les fruits frais, mais aussi dans les miels non chauffés de proximité (surtout acacias et châtaigniers que peuvent consommer les diabétiques en petite quantité). Arrosez vos salades d’huile d’olive bio, vierge, première pression à froid et de jus de citron.

8. Consommez fruits secs et oléagineux (noix-noisettes-amandes-pignons) et légumineuses cuites à la vapeur douce de courte durée, quelques minutes pour être al dente. Les légumineuses seront à croquer, conserveront leurs goûts, leurs phytohormones et toutes leurs fibres, utiles pour votre flore intestinale et nettoyer les colons pour l’évacuation des déchets, évitant ainsi la constipation source de pullulation et putréfaction intestinales.

9. Consommez poissons et fruits de mer, 2 à 3 fois par semaine, pour avoir l’iode pour votre thyroïde, les oméga 3, les minéraux et les oligo-éléments pour nourrir vos neurones. Faites travailler vos connections neuronales et vos neurones en évitant les nombreuses émissions débiles à la télévision, lisez, cultivez vous, détendez vous astucieusement en famille.

10. Evitez les plats trop cuisinés. Cuisinez TOUT à la vapeur douce, abandonnez les micro-ondes, la cocotte-minute, les fritures? qui abiment les qualités nutritionnelles des aliments.

11. Consommez moins de gluten, car si vous avez la moindreintolérance, il est responsable de porosité intestinale. Il est présent dans les pains, pizzas, pâtes, viennoiseries, biscuits qui se comportent comme des sucres. Les remplacer par les pains des fleurs, graines et farines de sarrasin, millet, quinoa, châtaigne.

12. Evitez au maximum les consommations hormonales prolongées, idéalement moins de 5 ans pour la contraception et mieux pas du tout. Faites prendre aux hommes leurs responsabilités avec le préservatif qui est sans danger pour personne. Pas de traitement hormonal à la ménopause en dehors des phytohormones à la demande. Ces bons conseils en poche, vous pouvez vous alimenter sereinement en faisant votre propre cuisine. A propos, un dernier conseil de Madame Joyeux cette fois : faites-la en chantant, cela n’en sera que meilleur !

http://www.professeur-joyeux.com/changez-dalimentation/


(1) Voir l’article de passeportsante.net sur ce sujet.
 Changez-dAlimentation-190x300
(2) Source : enquête de l’ONG Oceana : http://oceana.org/sites/default/files/reports/National_Seafood_Fraud_Testing_Results_FINAL.pdf 

(3) Etude du laboratoire Excell portant sur 300 échantillons de vin rapportée par le magazine La Vigne.
 
(4) Lire l’article de Marion Kaplan et du Dr Donatini ici : http://www.energie-sante.net/as/?p=916 
(5) « L’oxydation des aliments et de la santé »
(5) Prévention des dangers de l’agression oxydative alimentaire par le bon usage des fruits et des légumes », Jean Morelle, Editions François-Xavier de Guibert (2003)

COUP DE COEUR MUSIQUE

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MISTRAL GAGNANT (RENAUD)

mistral

Ah… m’asseoir sur un banc

cinq minutes avec toi
et regarder les gens
tant qu’y en

Te parler du bon temps
qu’est mort qui r’viendra
en serrant dans ma main
tes p’tits doigts

Pi donner à bouffer
a des pigeons idiots
leur filer des coups d’pied
pour de faux

Et entendre ton rire
qui lézarde les mures
qui sait surtout guérir
mes blessures

Te raconter un peu
comment j’étais, mino
les bombecs fabuleux
qu’on piquait chez l’marchand
car-en-sac et Mintho
caramels à un franc
et les Mistral gagnants

Ah… marcher sous la pluie
cinq minutes avec toi
et regarder la vie
tant qu’y en a

Te raconter la terre
en te bouffant des yeux
Te parler de ta mère
un p’tit peu

Et sauter dans les flaques
pour la faire râler
bousiller nos godasses
et s’marrer

Et entendre ton rire
comme on entend la mer
s’arrêter, repartir
En arrière

Te raconter surtout
les carambars d’antan
et les coco-boërs
et les vrais roudoudous
qui nous coupaient les lèvres
et nous niquaient les dents
et les Mistral gagnants

Ah … m’asseoir sur un banc
cinq minutes avec toi
regarder le soleil
qui s’en va

Te parler du bon temps
qu’est mort et je m’en fous
te dire que les méchants
c’est pas nous

Que si moi je suis barge
ce n’est que de tes yeux
car ils ont l’avantage
d’être deux

Et entendre ton rire
s’envoler aussi haut
que s’envolent les cris
des oiseaux

Te raconter enfin
qu’il faut aimer la vie
et l’aimer même si
le temps est assassin

Et emporte avec lui
les rires des enfants
et les mistral gagnants

et les mistral gagnants

CITATION

instant-présent-conscient1-300x300 

« Et si c’était ça, le bonheur ?

Pas un rêve, ni une promesse.

Juste l’instant présent ! ».

Delphine de Vigan

(romancière française, auteur de No et moi, rien ne s’oppose à la nuit…).

Chef, pour la rentrée, je voudrais… (extrait de Cosmopolitan – octobre 2014)

Par Sophie Hénaff

 

 

Chef, pour la rentrée, je voudrais..

Et aux services généraux, ils disent que techniquement c’est faisable.femme-a-son-bureau

(photo extraite du site http://www.marichesse.com/article-les-5-effets-etranges-du-travail-au-bureau-sur-votre-corps-122517116.html

 

. Plus de frites à la cantine

. Un bureau à fleurs

. Une augmentation qui irait au-delà de six tickets de bus en valeur marchande

. Que le gars de l’informatique se lave les mains avant de tripoter mon clavier

. Une moquette qui empêche les chaussures de faire pouic-pouic

. Des cloisons dans l’open space

. Un « merci » de temps en temps

. Une voiture de fonction avec un lecteur de musique MP3 mais sans sapin qui pue

. Une boum le vendredi après-midi

. Que l’historique internet s’efface automatiquement après mon passage sur Asos parce que des fois j’oublie

. Le droit de tweeter en réunion

. Une promotion importante mais sans me mettre mal à l’aise vis-à-vis de mes collègues

. Une wii à la cafèt’

. Que vous coupiez cette mèche que vous avez dans l’oeil et qui m’énerve quand vous parlez

. Une heure de lecture chaque jour entre 16 heures et 17 heures avec le goûter

. Un espace convivial pour les ragots d’entreprise

. Qu’on chante tous Pharrel Williams le matin pour se mettre de bonne humeur

. Que vous cessiez de me demander comme amie sur Facebook

. Une participation conséquente de l’entreprise pour mon EP sur MyMajorCompany

. Une boule disco à la place des néons

. L’autorisation d’amener mon chat et mes trois chiens

. Une sieste après le déjeuner

On dit que c’est compliqué de trouver un fiancé… Un coiffeur c’est pire (extrait de Cosmopolitan – oct 2014)

Par Sophie Hénaff (qui m’a fait passer un délicieux moment). MERCI.

 

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Il est dans nos contrées urbaines une légende qui se transmet de mère en fille et de copine en magazine, selon laquelle le coiffeur, elfe magique, serait là pour poupougner la femme et la faire ressortir de ses salons avec une mine épanouie et un moral à déplacer les Galeries Lafayette. Je ne suis absolument pas d’accord.

Moi, longtemps, mon coiffeur a clairement refusé de m’écouter. Bien sûr, il me faisait « Oui, oui, je comprends, je vois très bien, on y va », mais je sentais bien qu’en vrai, il répondait à son peigne. Ou alors, il m’aurait fallu une appli de traduction simultanée coiffeur/cliente. Par exemple, moi, quand je disais « dégradé », je pensais « volume, « légèreté », « structure ». Lui, il entendait « court » et je repartais avec la tête de mon voisin de classe en 5ème B. « ça te change » comme disaient mes collègues après en avoir renversé leur café. Le court revient dans la tendance, mais mon tortionnaire était trop en avance. Alors j’ai changé d’elfe.

Ma coiffeuse, j’aime pas sa coiffure

Son prédécesseur m’ayant vacciné contre l’amour du risque, j’ai abordé ma nouvelle coiffeuse avec un certain luxe de précautions : « Je voudrais un peu plus court, un tout petit peu, allégé en bas, pour faciliter le séchage mais pas trop afin de continuer les chignons et surtout que ça reste classe quand même, etc… ». Elle a hoché la tête, elle a souri et m’a dit : « Je vais vous faire un truc très sobre. » C’est à cet instant-là que j’ai aperçu ses deux piercings dans le nez, sa mèche léopard et qu’un frisson de terreur m’a parcouru l’échine. Vilain préjugé, puisqu’en effet c’était hyper sobre : elle a coupé 1 cm en bas et ça m’a coûté 75 €. C’était la version no logo du capillaire : tu paies très cher et ça se voit pas du tout.

La rencontre de ma vie

Oh bien sûr, je suis aussi tombée sur des stylistes miraculeux. L’un d’eux avait ainsi obtenu un carré d’une beauté renversante (si), mes cheveux se sont recoiffés tout seuls pendant des semaines et en plus il ne parlait pas. C’était à Madrid, pendant mes vacances. Pas de bol quand même. A son seul souvenir,  longtemps j’ai sangloté. Il achevait la courte liste des coiffeurs de rêve dont je m’étais éprise et qui avaient interrompu notre relation en refusant bassement de me suivre dans mes mutations. Quand j’écris « il ne parlait pas », je ne veux pas signifier par là que toute communication me rebute, loin de là, et je converse volontiers par miroir interposé quand de toute façon je n’ai pas le droit ni de bouger ni de baisser la tête pour bouquiner. J’ai juste noté qu’à l’instar du dentiste, le coiffeur choisit toujours le pire moment pour poser une question. Mon dentise, c’est quand j’ai la mâchoire coincée par une fraise en pleine ébullition qu’il tient à savoir si ce week-end, avec le beau temps qu’ils annoncent, je vais aller me promener. Moi coiffeur, lui, c’est au démarrage du sèche-cheveux : je le vois bouger les lèvres et attendre une réponse. Je ne peux ni écouter, ni hurler, ni acquiescer sous peine d’y perdre une mèche et ils se refilent l’info en fin de cycle d’études : tu ouvres le robinet, tu rinces les oreilles et là tu cases : « Je vous fais un petit soin à 27 €, si vous êtes d’accord, faites comme si vous n’entendiez rien. »

Je l’ai choisie, c’est pour toujours

Heureusement je n’ai pas été obligée de retourner à Madrid pour mes retouches racines. J’ai déniché MA coiffeuse, en bas de chez moi. Une artiste. La coupe, la couleur : c’est exactement ce que je ne pense pas à demander mais que je veux, en un temps record et pour un prix dérisoire. Grâce à elle, je réalise mes brushings rien qu’en secouant la tête sous le séchoir. Elle ne me rajoute jamais de gel ou de laque au moment où je ne fais plus attention, et quand je lui dis 2 cm, elle comprend comme moi, 1,5 cm. Un ange, un elfe, un vrai. Sauf qu’elle s’est barrée en congé maternité et qu’elle compte enchaîner sur un congé parental. Je vais devoir vivre avec des tresses pendant des mois, juste pour lui rester fidèle. Un enfer !

On trouve (ça tombe bien) dans le numéro M 02471 – octobre 2014

85 astuces beaux cheveux et une page intitulée Chef, pour la rentrée, je voudrais… toujours par Sophie Hénaff qui décidément ne manque pas d’humour ! sur page suivante.

http://www.cosmopolitan.fr/

CITATION

  • Montaigne

« Sur le plus beau trône du monde, on n’est jamais assis que sur son cul !  »

Michel de MONTAIGNE, philosophe et moraliste (Renaissance) 1533 – 1592


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