• Accueil
  • > RENCONTRES, VIE QUOTIDIENNE

Archive pour la Catégorie 'RENCONTRES, VIE QUOTIDIENNE'

NOS ABEILLES ET LEURS HAPPY-CULTEURS NOUS SOUHAITENT UNE BONNE ANNEE

J’ai reçu avec joie cette semaine, - parce que je suis marraine –  des nouvelles de ma ruche, je les partage avec vous.

Je me documente sérieusement en ce moment sur les abeilles, hormis le fait que je leur suis très reconnaissante du service de pollinisation gratuit et irremplaçable qu’elle  rende à l’humanité, il faut savoir que si nous jouissons aujourd’hui encore, d’une biodiversité exceptionnelle, c’est en particulier aux abeilles que nous le devons, je m’intéresse aussi à leur passionnant mode de vie et de fonctionnement.

Comme l’écrit Henri Clément, « l’abeille est une formidable sentinelle de l’environnement. Les apiculteurs, des acteurs de l’écologie au quotidien. Et les produits de la ruche, la quintessence de la nature ».

C’est l’hiver et les abeilles, en attendant (comme nous) le printemps avec impatience ont ralenti leur activité, du moins à l’extérieur de la ruche. A l’intérieur, l’activité ne faiblit pas car leur principale mission consiste à réguler la température au coeur de la ruche.

Voici un article consacré à LA THERMOREGULATION DANS LA RUCHE que j’ai pioché dans un livre très intéressant « L’abeille, sentinelle de l’environnement » de Henri Clément (Editions  ATIVES), extrait suivant en vert.

« Dès que la température extérieure baisse, les membres de la colonie se serrent étroitement les uns contre les autres en s’agrippant par les pattes pour former une masse compacte qui se resserre au fur et à mesure que la température diminue. Les abeilles se protègent ainsi des courants d’air, et évitent les déperditions de chaleur. Exposées au froid, celles qui forment le cercle extérieur de cette couche protectrice sont remplacées régulièrement afin qu’elles puissent se réchauffer en pénétrant à tour de rôle au coeur de la grappe.

La colonie est donc « à géométrie variable », occupant la totalité des cadres de la ruche à la belle saison, et seulement quatre ou cinq au centre de la ruche en hiver. Quelle que soit la température extérieure, le centre du nid ne suffit pas pour maintenir cette température. Les abeilles doivent donc impérativement émettre de la chaleur, qu’elles produisent en contractant leurs muscles thoraciques et en bruissant des ailes. Le miel consommé fournit l’énergie nécessaire à cet effort. Selon les biologistes spécialistes de l’abeille, cette thermorégulation respecte des cycles et des phases fort complexes dont on n’a pas encore découvert toutes les modalités.

Véritable modèle de développement durable, cette thermorégulation est exemplaire. Les abeilles ne réchauffent en effet que l’espace qui est strictement nécessaire à leur survie, se désintéressant des autres parties de la ruche, dont les températures peuvent parfois chuter en dessous de 0°C… ».

Un beau modèle de travail partagé et d’entraide pour les hommes que nous sommes !

 

Rappel de l’adresse du Site de Marie & Vincent (les Happy-culteurs) http://parrains-d-abeilles.com

Si vous voulez déguster du très bon miel fabriqué avec passion et les soutenir utilement dans leur travail, n’hésitez pas à les contacter de ma part, leur stock n’est pas encore épuisé. MERCI

mabullereflexo, nouvelle marraine d’une ruche

  

mabullereflexo, nouvelle marraine d'une ruche dans RENCONTRES, VIE QUOTIDIENNE miel

Depuis la pétition en faveur des abeilles que j’ai signée et partagée fin octobre sur le blog, l’aventure avec les abeilles s’est poursuivie. Croisé sur mon chemin, au hasard de mes pérénigrations sur le Net, un jeune couple d’ »Happyculteurs » installé dans l’Indre. Vincent et Marie – veillent avec passion sur 150 ruches et proposent, ce à quoi je songeais depuis longtemps, le parrainage d’une ruche. Contact est aussitôt pris, Marie m’explique que le soutien financier que nous pouvons leur apporter, sert à ce qu’ils vivent au plus près des abeilles, à acheter du nouveau matériel. J’en parle autour de moi et plusieurs de mes voisines et amies me suivent dans mon projet, nous organisons aussitôt nos parrainages.

Samedi après-midi, Vincent a débarqué au volant de sa camionnette chargée des pots de miel que nous recevons contre notre parrainage. Nous nous retrouvons tous chez moi, autour de la table recouverte de pots de miel et autour de Vincent, heureux de partager avec nous sa passion des abeilles et de puiser dans notre enthousiasme le regain d’énergie dont il a besoin pour faire son métier.

Pour soutenir Vincent et Marie :

http://parrains-d-abeilles.com/ 

Pour se documenter sur les abeilles, le miel, ses vertus, ses bienfaits, quelques exemples de sites :

http://www.dinosoria.com/abeilles.htm

http://www.franceculture.fr/emission-concordance-des-temps-l-homme-et-l-abeille-2012-01-28

http://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/EncyclopedieAliments/Fiche.aspx?doc=miel_nu

http://www.biomelsante.com/le-miel-bienfaits/

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/04/30/18105-medecine-moderne-sinteresse-vertus-miel

Vers un monde meilleur

[youtube]http://www.youtube.com/watch_popup?v=hN8CKwdosjEVers un monde meilleur dans RENCONTRES, VIE QUOTIDIENNE embrassade

 

A regarder, très joli !!!http://www.youtube.com/watch_popup?v=hN8CKwdosjE

LE MONDE EST FOU…

LE MONDE EST FOU... dans RENCONTRES, VIE QUOTIDIENNE pelouse-chauffée1

L’habit fait le moine…

L'habit fait le moine... dans RENCONTRES, VIE QUOTIDIENNE joshua-bell 
 
 Par un froid matin de janvier, un homme assis à une station de métro de Washington DC a commencé à jouer du violon. Il a joué six morceaux de Bach pendant environ 45 minutes. Pendant ce temps, comme c’était l’heure de pointe, il a été calculé que des milliers de personnes sont passées par la gare, la plupart d’entre elles en route vers leur travail.

Trois minutes se sont écoulées et un homme d’âge moyen a remarqué qu’un musicien jouait. Il a ralenti son rythme, s’est arrêté pendant quelques secondes, puis est reparti pour respecter son horaire.

Une minute plus tard, le violoniste a reçu son premier dollar : une femme jeta de l’argent dans l’étui de son violon et, sans s’arrêter, a continué son chemin.

Quelques minutes plus tard, quelqu’un s’adossa au mur pour l’écouter, mais l’homme a regardé sa montre et a repris sa marche. Il est clair qu’il était en retard au travail.

Celui qui a apporté le plus d’attention à la prestation musicale fut un petit garçon de 3 ans. Sa mère l’a tiré vers elle, mais le garçon s’est arrêté pour regarder le violoniste.

Enfin, la mère a tiré plus fort et l’enfant a continué à marcher en tournant la tête tout le temps. Cette action a été répétée par plusieurs autres enfants. Tous les parents, sans exception, les forcèrent à aller de l’avant.

Durant les 45 minutes que le musicien a jouées, seulement 6 personnes se sont arrêtées et sont restées à l’écouter pendant un certain temps. Environ 20 lui ont donné l’argent, mais ont continué à marcher à leur rythme. Il a recueilli 32 $. Quand il finit de jouer et que le silence se fit, personne ne le remarqua. Personne n’applaudit, ni n’exprima quelque reconnaissance que ce soit.

Personne ne savait cela, mais le violoniste était Joshua Bell, l’un des meilleurs musiciens au monde. Il a joué l’un des morceaux les plus difficiles jamais écrits, avec un violon une valeur de 3,5 millions de dollars.

Deux jours avant sa prestation dans le métro, Joshua Bell joua à guichets fermés dans un théâtre de Boston où un siège coûtait en moyenne 100 $.

C’est une histoire vraie. Joshua Bell joua effectivement incognito dans la station de métro

Cet événement a été organisé par le Washington Post dans le cadre d’une expérience sur la perception, les goûts et les priorités des gens. L’énoncé était : dans un environnement commun à une heure inappropriée sommes-nous en mesure de percevoir la beauté ?

Nous arrêtons-nous pour l’apprécier ? Savons-nous reconnaître le talent dans un contexte inattendu ?

L’une des conclusions possibles de cette expérience pourrait être : si nous n’avons pas un moment pour nous arrêter et écouter un des meilleurs musiciens au monde jouant la meilleure musique jamais écrite, combien d’autres choses manquons-nous ?

UN PETIT CLIC POUR AIDER LES RESTOS DU COEUR

UN PETIT CLIC POUR AIDER LES RESTOS DU COEUR dans RENCONTRES, VIE QUOTIDIENNE Logo-restos-du-coeur_jpg
 
 
Bonjour à tous,
 
 
Voulez-vous aider les restos du coeur ? 
 
Se connecter sur www.planetevegetal.com
Cliquer sur l’action des restos du coeur à droite; chaque clic gratuit offre 2 kgs de légumes aux restos du cœur. Un seul clic par foyer.
 L’objectif est d’avoir au total au moins 20 000 clics. A faire suivre à ceux que vous connaissez…
 
Merci par avance.


UNE ROSE POUR ERNA

agkca9zrrw0caab6ezzca4ofvuucah4mb70cafciw90cajuj8wrca5vxx7ucaqy166gcaeruzsacarkdk8lcam77e5bcanzxl1oca69znwxcajnxpvecabp3w9acaktfre7caz3a8vxcajgw1ld.jpg 

Vous avez été nombreux à lire l’article – hélas prémonitoire, vous allez vite comprendre pourquoi - que j’avais consacré fin octobre à Pierre et Louise, vos commentaires me disent qu’il vous a ému. Vous êtes vous aussi sensibles – je n’en doutais pas – à l’indifférence ambiante, au « chacun pour soi ». Vous avez bien compris qu’on ne peut pas changer le monde mais que l’on peut, au quotidien, par un sourire, des petites attentions, contribuer à le rendre plus humain. La course du temps ne vous laisse pas non plus indifférent, vous apprenez à cultiver l’instant présent, vous essayez d’agir à votre façon, au coeur de votre vie, pas à pas, en faveur des échanges simples avec les gens qui vous entourent, vous vous efforcez de ne pas toujours remettre à demain la prise de contact avec ceux que vous négligez. Il s’agit là, nous le savons tous, d’une mission un peu compliquée, nos vies sont actives, nos emplois du temps bien remplis mais si nous cessons de nous trouver toujours des excuses, nous savons tous combien les sourires, les petites attentions, les surprises peuvent toucher la personne qui les reçoit.

Pour revenir à Pierre et Louise, j’ai tenu la promesse que j’avais faite de ne pas passer mon chemin et de stopper ma voiture quand je croiserai l’un ou l’autre à l’arrêt de bus, dans ma rue. Quelques jours après avoir écrit l’article, Pierre attendait comme à son habitude, le bus, au milieu des travaux, appuyé sur sa canne – ce détail m’avait échappé jusque là parce que je passais toujours trop vite au volant de mon auto. J’ai donc cette fois, stoppé ma voiture et me suis présentée à lui. J’ai écrit, lui ai-je dit,  un article sur vous et votre femme - ce qui l’a fortement surpris. Puis, au fil de la conversation j’ai appris qu’il s’appelle René et qu’il a 97 ans, Louise s’appelle Erna – me dit-il et elle est morte, m’apprend-t’il sans détour, elle allait avoir 100 ans le 1er janvier. Vous pouvez aisément imaginer l’émotion qui fut la mienne à cet instant. René me dit qu’ils étaient mariés depuis 1939 – c’est à dire depuis  72 ans et qu’il ne savait pas encore quand les obsèques de Erna allaient avoir lieu. Je réalisai donc que le départ d’Erna était tout récent. J’ai demandé à René s’il accepterait de m’inviter aux obsèques et de me contacter quand il connaîtrait la date. Bouleversée, j’ai mis fin – après avoir salué René que je ne voulais pas importuner davantage – à notre entretien qui se tenait dehors, sans guère d’intimité, au milieu des travaux de la rue et des bruits des marteaux-piqueurs. Quelques heures après, j’ai cherché l’information qui me manquait auprès de la mairie et eu une longue conversation avec une personne chaleureuse qui connaissait bien Erna et René et qui m’a parlé d’eux.

Le lundi suivant, c’est à l’Eglise Saint Saturnin que je me suis rendue, avec la dernière rose de mon jardin pour l’offrir à Erna. Au cours de la cérémonie, un texte a été lu qui lui rendait joliment hommage. Mon regret de ne pas l’avoir rencontrée, approchée, augmentait au fil des lignes.

Chaleureuse Erna ! proche des autres Erna ! pleine d’humour Erna !  Elle m’aurait beaucoup plu Erna !!!

Avant de partir, j’ai salué René à qui Erna va beaucoup manquer, sa fille et ses petits enfants avec qui j’avais été heureuse de partager ce moment, pourtant sans qu’ils me connaissent. Erna partait tout de suite après pour son dernier voyage, m’ont-ils dit, rejoindre le Tarn, une région qu’elle aimait beaucoup.

Au revoir Erna !

RETOMBER EN ENFANCE, TOUT UN PROGRAMME

 

images.jpeg

J’ai croisé cette semaine dans ma rue, un vieux monsieur que je croise d’ailleurs souvent. En général, quand j’arrive à sa hauteur, il est assis sur le rebord de la clôture installée juste derrière l’arrêt du bus qui tarde à venir. L’hiver, il porte un pardessus sombre et un chapeau d’un autre âge, l’été un short de toile claire et des chaussures de marche égayées par des chaussettes de laine tombées en tire-bouchon sur ses chevilles fines, un chapeau à larges bords… Sa stature est petite, ses pas sont mal assurés, il marche courbé sur le trottoir mais sans canne comme s’il résistait au poids du temps et qu’il en faisait une fierté, son regard est lointain, c’est sans doute parce qu’il ne voit pas très clair, il porte d’ailleurs des lunettes à verres épais qui cachent la couleur de ses yeux. Quelquefois, j’ai la chance de l’apercevoir avec sa femme, petite elle aussi, courbée elle aussi, elle porte un foulard qui cache la couleur de ses cheveux que j’imagine tout blancs, ensemble ils attendent le bus qui les emmènera au centre-ville pour le marché ou une visite chez le médecin.

C’est toujours avec tendresse et une certaine admiration que je les observe du coin de l’oeil, furtivement, en passant avec ma voiture. Ils m’attendrissent, c’est vrai, avec leur apparence fragile qui contraste avec la force du couple qu’il représente, ensemble, contre vents et marées,  depuis combien d’années ? Ils ont dépassé, me semble-t’ il,  largement les 85 ans, mon esprit vagabonde, j’imagine leurs prénoms, Pierre pour lui et Louise pour elle, le métier qu’ils faisaient, l’histoire de leur vie, le nombre d’enfants qu’ils ont eu ensemble et je ne peux m’empêcher de penser qu’ils ont de la chance d’être ensemble, de traverser la vie main dans la main en sachant que leurs meilleures années sont derrière eux et qu’il en reste peu sans doute à partager. A cet âge, on vit au jour le jour, on prend tout son temps, avec des gestes plus lents, au nôtre on nous conseille de les ralentir pour accéder au bien-être et économiser notre énergie, au leur les gestes se ralentissent tout seuls sans qu’on ait besoin d’agir sur, on a une mémoire qui flanche un peu, des douleurs qui s’installent, passent et reviennent comme des souvenirs douloureux et puis souvent on se sent bien seul.

C’est aux jeunes enfants qu’ils ont été, que je pense bizarrement, en les apercevant, lui en short avec les genoux écorchés, et elle en robe à fleurs avec un joli sourire, des nattes qui sautillent et un regard pétillant…devant mes yeux, défilent des images de cour d’école bruyante.

Il faudrait que je m’arrête pour leur parler, peut-être m’apprendraient-ils qu’ils se sont rencontrés dans la cour de récréation, que je prenne le temps d’échanger quelques paroles avec eux, de leur dire qu’ils ne sont pas seuls au monde, que j’aime à les regarder ensemble quand je passe dans la rue, toutes ces petites choses, ces petits mots qu’on ne prend jamais le temps de faire, de dire, par pudeur parfois, par manque de spontanéité souvent.

Tristan Bernard disait :« je ne retomberai jamais en enfance, j’y suis toujours resté »... Mon petit doigt me dit que nous aurions  intérêt à retrouver le chemin de l’enfance quand il s’agit de s’adresser spontanément aux gens que nous croisons, dire les choses comme nous les ressentons, sans penser au jugement, au regard qui nous sera renvoyé, spontanément, avec autant d’innocence que possible, comme les enfants que nous étions.

Il m’est arrivé quelquefois, d’apprendre la disparition d’une personne de mon entourage, à qui je devais écrire, à qui je devais rendre visite, un jour quand j’aurai le temps… Cette personne a disparu et je n’oublie pas le sentiment très pesant qui m’a gagné alors, ce sentiment de « trop tard » irréparable donc infiniment douloureux. Cela s’est joué parfois, à quelques jours, quelques heures, je me disais alors que je ne referai pas cette bêtise qui consiste à remettre à plus tard, ce que j’ai envie de faire maintenant. Pourtant, emportée moi aussi par le tourbillon de la vie, je recommence à différer, à suspendre, à programmer pour plus tard.

Nous avons tous, je crois, intérêt  à retomber en enfance,  avant que l’âge ne nous y invite sans prévenir et nous l’impose. Sourire et rire pour un rien, goûter le chocolat avec le doigt, faire des bêtises, sauter de joie, avoir des larmes de crocodile…

Retomber en enfance, c’est tout un programme… mais un programme qui promet de la bonne humeur, de l’innocence et des sourires à foison. Il me semble par ailleurs que si nous acceptions de voir derrière les vieilles personnes que nous croisons, les enfants qu’ils ont été en leur temps, nous les regarderions avec un regard différent, plus tendre, plus indulgent.

Félix Leclerc écrivait : « Lentement, discrètement, papa nous préparait un héritage, il nous glissait ce qui est mieux que l’argent : du courage, des provisions de courage pour l’avenir car il savait que dans le labeur, après l’enfance, une bête cruelle et compliquée tapie hypocritement, fait le guet ».

La prochaine fois que je croise Louise et Pierre, promis, juré,  je m’arrête…

Hommage à mon boulanger

Hier, comme tous les mois désormais, j’ai reçu en séance l’un de mes fidèles clients. Il exerce un joli métier, celui de BOULANGER.

boulanger.jpg

C’est un homme d’expérience qui fabrique du pain depuis son plus jeune âge, d’abord apprenti, « mitron » (dont le nom vient du petit chapeau de papier en forme de mitre qu’il porte couramment) comme on l’appelait dans des temps plus reculés,  il possède aujourd’hui sa propre boulangerie dans mon quartier.

Les différentes étapes de la fabrication du pain comme le pétrissage, le pointage, la division, la détente, le façonnage, l’apprêt, la cuisson et le défournement n’ont plus de secrets pour lui, il exerce son métier avec passion et lorsque je l’interroge,  il partage volontiers avec moi ses petites recettes sur le choix subtil des farines, la cuisson du pain.

Récemment, j’ai eu l’honneur de visiter son fournil et j’ai passé un très bon moment, assez émouvant d’ailleurs, dans les coulisses de sa boutique, là où chaque matin, levé bien avant les autres, pendant que nous nous prélassons encore dans nos lits douillets,  il prépare et veille dans l’ombre sur la première fournée de la journée en écoutant ou pas à la radio, les nouvelles du monde ou le résultat des compétitions sportives dont il est friand.

Lors d’une séance précédente, je lui ai demandé combien selon lui, de personnes, songeaient à l’homme qui se cache derrière la baguette,  lorsqu’ils viennent l’acheter en sortant le soir du métro ou le dimanche matin avant le repas de famille… il a souri, lucide sur l’indifférence ambiante. Cela m’a donné l’idée de cet article.

Le métier de boulanger est un métier noble, un métier solitaire et j’aimerais, après m’avoir lue, que vous songiez  la prochaine fois, à l’homme qui se cache derrière la  baguette que vous achèterez chez votre propre boulanger ou lorsque vous croquerez avec délice dans le morceau de baguette croustillant à souhait qui accompagnera vos radis ou le pâté que vous aurez vous-même fabriqué avec fierté et qui recueillera, je vous le souhaite, les compliments attendris de vos convives.

Si vous y parvenez, même si votre boulanger ne le sait pas, vous aurez à votre façon rendu hommage à son travail et pris en compte l’importance que celui-ci a dans votre quotidien.Si vous pensez à l’agrémenter d’un sourire à l’intention de la boulangère ou de la vendeuse qui comme un automate, sert sans parler un client après l’autre, parce qu’elle doit aller vite pour ne pas nous faire attendre et contrarier les ronchons que nous sommes bien trop souvent, ce sera tout bonnement magnifique.

Vous y songerez, n’est-ce pas !!!

* En un siècle, la consommation de pain journalière en France a subi une chute vertigineuse, passant de

900 g par personne et par jour en 1900 à 153 g en 2000. 98 % des Français consomment du pain, 69 % en consomment au petit-déjeuner, 6 Français sur 10 estiment qu’il est une nécessité vitale. Notre boulanger a donc une grande importance dans notre vie.



vermoxfr |
cialisfr |
Suprême Service |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | le merveilleux pouvoir des ...
| En savoir PLUS
| Le blog de la mutuelle santé